Pour quelles raisons consulter un psychologue ?

Pour quelles raisons consulter un psychologue ? 640 427 Psychologue à Villefontaine

Pour quelles raisons consulter un psychologue ?

« Tu devrais aller voir quelqu’un… »

Qu’est-ce qu’être en bonne santé ?

L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) définit la santé comme « un état de complet bien-être physique, mental et social, et qui ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité ». Elle précise également qu’ « une bonne santé mentale permet aux individus de se réaliser, de surmonter les tensions normales de la vie, d’accomplir un travail productif et de contribuer à la vie de leur communauté ».

Quand rencontrer un psychologue ?

Lorsque l’on ne se reconnaît pas dans les définitions données plus haut, autrement dit, lorsque l’on ressent un mal-être psychologique qui envahit nos pensées, nos journées (et parfois même nos nuits!)… Lorsque ce mal-être vient ternir l’image que l’on a de soi-même, nos relations aux autres et vient freiner nos actions.

Ce mal-être peut prendre différentes formes comme de la tristesse, de l’auto-dévalorisation permanente, du stress, des crises d’angoisses, des ruminations, des troubles du sommeil, des troubles de l’alimentation (etc…). Ce mal-être peut être apparu à la suite d’un événement de vie bien repéré ou peut s’être immiscé progressivement dans notre quotidien, sans qu’un événement déclencheur soit clairement identifié.

C’est parfois un long cheminement avant d’oser prendre rendez-vous avec un psychologue. Cela nécessite, en effet, de se sentir prêt à parler de nos blessures, prêt à regarder en face nos souffrances. Le déclic vient souvent d’une sensation de « trop», d’insupportable, ou de perte d’équilibre.

Comment se déroule le travail psychothérapeutique ?

Chacun va façonner ce travail à son image. Le psychologue s’adapte au rythme, aux besoins de chacun de ses patients.

Cependant, il y a des règles qui régissent cette relation thérapeutique :

  • La confidentialité : « La·le psychologue est soumis·e à une obligation de discrétion. Elle·il s’astreint au secret professionnel et à la confidentialité »[1],
  • La neutralité ou l’absence de jugement,
  • La liberté de parole,
  • L’engagement : chaque psychologue s’engage auprès de ses patients à honorer les rendez-vous pris ensemble. De son côté, chaque patient s’engage de la même manière.

En ce qui me concerne, les rendez-vous se déroulent systématiquement au sein de mon cabinet (Villefontaine) et durent 45 minutes.

Pour entamer un travail thérapeutique, il est recommandé d’envisager plusieurs rendez-vous. Trois premières séances me paraissent pertinentes afin de convenir ensemble de l’entrée ou non dans un processus thérapeutique et de ses modalités « pratico-pratiques ».

Ethique et déontologie:

En tant que psychologue, je m’engage à inscrire ma pratique professionnelle dans le respect des lois et du code de déontologie qui encadrent ma profession.

Un point fondamental de l’éthique de mon métier réside, me semble-t-il, dans la réflexion, l’ouverture d’esprit, la remise en question et l’approfondissement constant des connaissances.  Dans mon cas, cela passe par la participation mensuelle à  un groupe de travail entre psychologues,  l’engagement dans un processus de supervision et de diverses formations (séminaires, conférences et  formations continues).

C’est quoi, le secret professionnel?

Comme explicité plus haut, les consultations que je propose sont régies par plusieurs règles, notamment celle de la confidentialité.

Ainsi, que mon patient soit adulte ou non, je garantis un espace privé où son  « jardin secret » sera respecté.

Néanmoins, je suis tenue par la loi de briser cette confidentialité lorsque mon patient est en danger ou peut mettre en danger autrui.

Combien de temps dure un suivi?

Il est impossible de s’engager à « régler » les problèmes d’une personne en un nombre de séances bien précis. Le processus thérapeutique est propre à chacun. Il est évident que nous aimerions tous aller mieux rapidement et sans que nos habitudes subissent de changements. Cependant il est parfois préférable de prendre son temps pour adopter de nouvelles attitudes…

Toutefois, le simple fait d’avoir engagé une démarche pour prendre soin de soi, de s’être autorisé à demander de l’aide, d’avoir mis des mots sur son histoire et ses problèmes peut déjà apporter soulagement et bien-être.

Pourquoi les médicaments ne suffisent pas?

Vous traversez une phase difficile et votre médecin traitant vous a prescrit des antidépresseurs? Des somnifères? Des anxiolytiques?

Ces traitements peuvent se révéler être une aide précieuse pour sortir d’un état de souffrance psychique trop intense. Ils stabilisent votre humeur et vous permettent de retrouver vos capacités de penser, d’agir… Néanmoins, ils ne permettent pas, à eux seuls, de comprendre la ou les cause(s) de votre mal-être et par conséquent, d’envisager les changements que vous pourriez apporter à votre vie.

Les séances de psychothérapie sont-elles remboursées?

Historiquement, non. Néanmoins, depuis la crise sanitaire, les mutuelles se sont mobilisées afin de prendre en charge quelques séances.

Aussi, en septembre 2021, le Président de la République a annoncé le remboursement de 8 séances auprès de psychologues en libéral.

Il va de soi que cela est une mesure pertinente au vu des besoins importants en terme de santé mentale, en France. Ces besoins s’expliquent, bien entendu, par le climat anxiogène actuel, mais également par un manque de moyens alloués notamment aux Centres Medico-Psychologiques (qui dépendent de la fonction publique hospitalière et qui ont pour vocation d’offrir à tous des soins psychiques adaptés).

Néanmoins, cette mesure ne peut être satisfaisante car elle ne respecte:

  • ni le patient qui se voit, pour obtenir le remboursement de ses séances, le passage obligatoire auprès d’un médecin généraliste, qui devra juger, sur la base d’un questionnaire, si son patient relève ou pas d’une prise en charge psychologique. Aussi, le patient n’est pas libre d’aller consulter de lui-même le psychologue de son choix.
  • ni les psychologues (dont la parole n’a pas été prise en compte lors de cette décision) qui se voient dans l’obligation de proposer des séances d’une durée plus courte qu’à l’accoutumée, c’est-à-dire 30 minutes au lieu de 45 minutes.

Animée par mes valeurs humanistes, attachée à ma profession et à sa reconnaissance, je  fais le choix de ne pas me conventionner et donc de ne pas entrer dans ce système de remboursement tel qu’il a été pensé par nos hommes politiques et décrié par l’ensemble de la profession.

[1]http://www.codededeontologiedespsychologues.fr/IMG/pdf/Code_deontologie_psychologue_9-09-2021.pdf